lundi 3 octobre 2016

En route vers la 2eme partie de mon voyage

Ces jours-ci, je ressens plusieurs émotions contradictoires. Mon cours avec Bala Vikasa est maintenant terminé. Je ressens une immense joie lorsque je pense à la belle expérience que j’ai pu vivre. J’ai l’impression d’avoir appris tant de choses qui me seront utiles dans ma future carrière. Certes, je ressens aussi une profonde tristesse. Je me sens triste puisque j’ai quitté ces gens que j’ai rencontrés, ces gens que j’aime. Quand pourrais-je les revoir? C’est une question qui occupe beaucoup de place dans mes pensées. 

Après tout, nous avons été ensemble pendant quatre semaines, à partager la même routine, à partager les mêmes joies et les mêmes frustrations. Nous étions 18, venant de différents pays, avec des cultures différentes, mais partageant sensiblement le même but, c’est-à-dire devenir des acteurs du changement. Certains d’entre nous étaient encore aux études, d’autres travaillaient dans le domaine depuis plusieurs années. Certains étaient dans la vingtaine, d’autres dans la quarantaine. Nos différences n’importaient pas. Nous étions une grande famille. 

J’ai quitté pour Delhi le 30 septembre. Il s’agissait d’un court vol, mais le voyage a quand même semblé long. J’ai planifié ce petit bout de voyage à la toute dernière minute (j’ai réservé mon billet d’avion trois jours avant le départ), mais un bon présentiment me guidait. Il s’est avéré que j’avais raison d’écouter ma petite voix! J’ai été accueillie chaleureusement par mes hôtes que j’avais contactés via CouchSurfing. Pour ceux ne connaissant pas CouchSurfing, il s’agit d’une plateforme où l’on peut rencontrer d’autres voyageurs, mais aussi des gens de la place offrant leur sofa pour quelques jours. C’est la solution idéale lorsque l’on souhaite s’immerger dans une nouvelle culture, mais avec un petit budget.

Pour l’instant, je resterai à cet endroit jusqu’au 6 septembre. Je découvre Delhi, mais je prends aussi ce temps pour me rafraîchir et relaxer. Ces petits moments de paix me font un grand bien. Ensuite, je quitterai vers le Nord avec deux filles de l’Inde et une fille de la Nouvelle-Zélande (encore une fois, merci à CouchSurfing!) Nous explorerons six villes en tout et nous aurons probablement terminé d’ici le 18. Je suppose que ça sera une fois de plus une belle grande aventure. Jusqu’ici, la vie s’est toujours assurée de me guider vers les expériences que je devais vivre. Je suis persuadée qu’elle continuera d’en faire autant pour le reste de mon périple. Comme l’a écrit mon cher John Lennon dans sa chanson “Beautiful Boy”: Life is what happens to you while you are busy making other plans (que je pourrais traduire ainsi: La vie, c’est ce qui nous arrive pendant qu’on est occupé à faire d’autre plans.) Alors pourquoi planifier tout trop à l’avance, n’est-ce pas?

Part 2 of my adventure

So many mixed feelings are invading me these days. My training with Bala Vikasa is now over. As happy as I am I had the chance to experience this adventure and as much as I learned a lot of things that are going to be helpful in my future career, I also feel a lot of sadness. I feel sad because I had to say goodbye to the ones I met, the ones I love. When I am going to see them again? That's the question I’ve been asking myself over and over again. 

After all, we were together everyday for four weeks, having the same routine, sharing the same moments. 18 of us together, coming from different countries with different cultures but with very similar goals, which is to become changemakers. Some of us were students, some were professionals. Some were in their 20s, some were in their 40s. Our differences didn't matter though. We were one big family.

I left on September 30th, heading to Delhi. The flight was short, but the journey felt long. I planned this trip at the very last minute (I booked the flight 3 days before departure) but I had a really good feeling about it. And I was right! There, I was welcomed by my two amazing hosts that I contacted through CouchSurfing. For those who don’t know about CouchSurfing, it’s a platform where you can meet other travellers but also locals offering their couch for a couple of days. It's the ideal solution when you want to live the culture of a country with a low budget. 

Now I am staying at their place until the 6th. I’m discovering Delhi, but I’m also taking this time to refresh myself and relax. Having some peaceful moments actually feel good. On the 6th, I’ll be heading up north with two girls from India and one girl from New Zealand (once again, thanks to CouchSurfing!) We will be exploring 6 different cities and we should be done by the 18th. I’m guessing it's going to be another big adventure. What will happen after the 18th? Who knows! We will see then. So far, life made sure to guide me to the experiences I needed to live. I’m sure it will do the same for the rest of my trip. As my dear John Lennon wrote in the song “Beautiful Boy”: life is what happens to you while you are busy making other plans. So why making too much plans ahead, right?

mercredi 28 septembre 2016

La famille Bala Vikasa: le programme pour les orphelins


6AM. Marisa, ma très chère compagne de chambre, part pour une marche matinale et un thé en ville avec d'autres participants. Je m’endors à nouveau et ce, jusqu'à 7h. Ensuite, mon alarme sonne et je me réveille instantanément avec un grand sourire. Je prends ma douche avec une chaudiere, je raconte ma journée de la veille dans mon journal personnel, je me prépare, je profites du moment pour avoir une petite conversation avec Marisa à son retour et, finalement, je rejoins tout le monde pour le déjeuner.

C’est ma routine du matin depuis maintenant quatre semaines (et Dieu sait quel point cette routine va me manquer tant elle me plait!) Chaque jour, je me réveille heureuse avec le cœur léger. Vous pouvez donc vous imaginer que je suis présentement dans un état plutôt maussade à l’idée que ce soit déjà la fin. La prochaine étape? Je quitte pour Delhi le 30 septembre et j’y resterai pour plus ou moins une semaine avant de me diriger vers le Nord de l’Inde pour y faire du yoga et de la méditation. Il y a une semaine, je n’avais absolument rien de planifié, mais en l'espace de quelques jours seulement, j’ai réussi à organiser un plan qui me rend heureuse. Le reste de mon voyage demeure encore un mystère (mais ça me convient ainsi, car chaque chose en son temps.)

Oh, mais attendez! Je n’ai pas encore terminé de parler de Bala Vikasa. Je vais écrire un article afin de résumer mes dernières semaines, mais avant tout, je veux vous partager notre visite de samedi dernier à un événement de solidarité du programme pour les orphelins. En effet, l’une des plus grandes réalisations des membres de l’équipe de Bala Vikasa est l’entraide qu’ils ont su faire émerger entre les orphelins et les femmes de mêmes villages.

Laissez moi vous expliquer.

Vous savez probablement que certaines ONGs subviennent aux besoin d’enfants vivant dans la rue en amassant des fonds auprès de personnes provenant des quatre coins du globe. Le fameux principe de parrainage où nous pouvons donner de l’argent chaque mois à un enfant même si nous sommes au Canada, en Europe ou peu importe. Plusieurs organisations fonctionnent de cette façon afin d'aider ces enfants. Bala Vikasa a toutefois trouvé une alternative.

Premièrement, l’organisme trouvait que quelque chose clochait. Oui, ces enfant sont sans parents, mais ils vivent dans des villages ou des quartiers où se trouvent pleins de femmes qui ont le cœur d’une mère et qui peuvent ainsi être là pour eux afin de les supporter et de les encourager. S’il est possible qu’une personne aux États-Unis, en direct de son fauteuil, décide de donner de l’argent à un enfant qui se trouve à des kms de lui (et qu'il ne connaît même pas), pourquoi ne serait ce pas possible que des femmes, vivant dans le même village, décident de donner temps et amour?

C’est ainsi que le projet a commencé.

Maintenant, croyez le ou non, les orphelins de Bala Vikasa font partie d’une grande famille où des miliers de femmes s’assurent de leur offrir du support et de l’amour. Sur les photos ci-bas, vous pouvez y observer près de 3000 femmes venant de différents villages. C'est pourquoi il s’agit d’un programme de solidarité. Par ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, ces femmes donnent des dons à ces enfants afin de les gâter, mais aussi afin de les aider, notamment dans leur éducation. Oui, vous avez bien lu. Ces femmes, qui vivent dans des conditions misérables, ont le cœur sur la main et économisent leurs sous ainsi afin de pouvoir aider ces enfants. N’est-ce pas incroyale? Elles sont pauvres, mais elles veulent aider quand même. 

Et nous, parfois, on fait nos séraphins pour un rien.

J’espère que les photos parlent d’elles-mêmes. Cet événement avait comme but de célébrer ce programme et aussi de souligner l'anniversaire commun de ces enfants (puisque la plupart ne connaissent pas la date réelle de leur naissance.)

Nous avons dansé, nous avons ris et nous avons connecté avec des gens incroyables qui ont moins que nous, mais qui donnent plus que nous.

Une fois de plus, Bala Vikasa a gagné mon cœur et m’a inspiré à croire que de grandes choses peuvent être réalisées lorsqu’on y met tout son âme!


Bala Vikasa's family : the orphans program

Marisa, my dear roommate, sneaks out the room to go for a morning walk and a tea in the city with others. I fall back asleep until 7. Then my alarm rings and I wake up instantly with a big smile. I take a shower from a bucket, write in my journal diary about my previous day, get ready, have a little chat with Marisa when she comes back and then I join everyone for breakfast.

That's been my daily routine for four weeks now (and God knows how much I loved it!) Every single day, I feel happy and weightless. You can imagine that now, I am in a sad mood thinking about the training being over. Next step? I will be going to Delhi on the 30th and I'll be staying there for almost a week before going up north for another week where I'll be doing yoga. A week ago, I had absolutely nothing planned but in a couple of days only, I managed to create a plan that was going to make me happy. The rest is still a mystery (it's okay, one step at the time.)

Oh, but wait! I'm not done talking about Bala Vikasa. I'll make sure to write another post to sum up my last weeks. Now though I want to share with you our experience of last Saturday when we visited a solidarity event for the orphans program. Indeed, one of the important realizations of Bala Vikasa is the solidarity they managed to create between the orphans and the women of villages.

Let me explain..

You probably know that some NGOs helps street children by raising money for them through donations of people around the globe. You know, the idea of giving money to a kid every month even though you are in Canada or Europe or wherever? A lot of organizations work this way when it comes to helping kids. Bala Vikasa found another solution.

First, they realized something didn't make any sense. Yes, those kids lost their parents, but they are still living in a village where there are plenty of women with the heart of a mom who could be there for them and encourage them once in a while. If someone, directly from his couch in the USA cares enough about children living kms away (and that he doesn't even know) to send them money, why wouldn't the women living in the same villages as the children want to give them some time and love

That's how it started.

 Now, believe it or not, Bala Vikasa's orphans are a part of a big family where thousand of women make sure that they are fulfilled of love and encouragement. Just on the pictures below, you can see around 3000 women coming from different villages. That's why it's called a solidarity program. Also, it may be very surprising, but the women are giving donations to these children in order to spoil them and help them in their education. Yes, you read correctly. These women, who are living in bad conditions and who are in poor villages, manage to save money in order to help those kids. How amazing is that? They are poor, yet, they help.

And we get greedy when it's time to give to charity or to do a good action. 

I hope the pictures talk for itself. This even was about congratulating this amazing program and also it's a way to celebrate the common birthday of these children (Because most of them do not know their actual birthday.)

We danced, we laughed, we connected with people that have less than us but give more than us.

Once again, Bala Vikasa won my heart and inspire me to believe great things happen when we put our soul in action!





jeudi 22 septembre 2016

Justice pour tous

Je ne peux pas croire à quel point le temps passe vite! Il ne reste qu’une semaine à notre cours et ensuite, je continue mon aventure en Inde par moi-même. Je ne suis toujours pas certaine de ma prochaine destination, mais je sais quelles sont mes options. Pour l’instant, je tente de focaliser mon énergie sur l’expérience que je suis en train de vivre avec Bala Vikasa. Chaque jour, je me réveille avec le sentiment que je suis bénie par la vie d'être en Inde, en train de faire ce cours et de rencontrer de si merveilleuses personnes. Chaque soir, je me couche avec un cœur reconnaissant et un sourire immense. C’est un sentiment incroyable. 

Pour cet article, j’avais envie de vous parler de notre visite de la semaine passée, lorsque nous sommes allés rencontrer un groupe de veuves. Nous sommes allés en apprendre davantage sur le programme d’aide aux veuves de Bala Vikasa. Ce programme tente de favoriser l’autodétermination de celles-ci notamment par des cours en programmation neurolinguistique,  des séances de thérapie, des rencontres de groupe et des cours de yoga.

Pourquoi un programme spécifiquement pour les veuves? Aussi surprenant que cela puisse paraître pour nous, la discrimination envers les veuves est un sérieux problème en Inde, tout particulièrement en milieu rural. J’étais moi-même très surprise de constater l’ampleur de ce problème dont je n’avais jamais entendu parler avant ce cours. En fait, les veuves vivent de nombreuses inégalités sociales puisqu’elles sont considérées comme prophètes de malheur. Elles sont souvent rejetées par la société et par leur voisinage. Notamment, lorsqu’une femme perd son mari, la belle-famille la renie prétendant qu’elle a causé la mort de leur fils. Aussi, celle-ci ne peut plus porter les bijoux traditionnels de l’Inde puisque la société considère qu’elle ne mérite pas cet honneur. Il ne s’agit que de quelques exemples de la discrimination dont elles sont victimes.

En conséquence, les femmes restent confinées à la maison de peur de sortir et de causer de la malchance à quiconque. Elles ne peuvent plus jouir des mêmes droits que n’importe quel autre être humain. La souffrance est donc énorme. D’ailleurs, selon un sondage fait par Bala Viksa, 29% d’entre elles ont déjà sérieusement pensé à s’enlever la vie. 

Imaginez un instant que vous perdez votre mari (ou votre femme), votre douce moitié, qui est probablement aussi le père de vos enfants. Son décès entraîne suffisamment de peine, n'est-ce-pas? Eh bien, imaginez qu’en plus, vous devez vivre avec le fait que tout le monde autour de vous vous rejete. Vous n’avez plus les mêmes droits. On ne veut plus que vous fassiez partie de la société. Vous devez également voir vos enfants en souffrir. Vous devez vivre avec le fait que personne ne veut être près de vous de peur que vous leur portiez malchance.

Ça ne fait aucun sens, n'est-ce-pas? Pourtant, c’est ce que ces femmes vivent.

Pendant notre visite (environ 100 d’entre elles étaient présentes), elles ont toutes fermé les yeux et ont répondu à des questions en levant simplement la main pour acquiescer. Par exemple, on leur a demandé de lever la main si elles avaient un enfant, deux enfants, trois enfants, etc. On leur a aussi demandé si leur conjoint était décédé depuis moins d’un an, moins de trois ans, etc. Vous saisissez le principe. 

Les réponses aux questions étaient saisissantes. 

Vous auriez été sous le choc de constater combien d’entre elles ont levé la main lorsqu’on leur a demandé si leur conjoint était décédé par cause d’alcoolisme.

Vous auriez été sous le choc de constater combien ont levé la main lorsqu’on leur a demandé si elles avaient été rejetées par leur belle-famille.

Mais par dessous tout, vous auriez été incroyablement peinés de constater combien ont levé la main lorsqu’on leur a demandé si elles avaient déjà tenté de se suicider.

C’était brise-coeur. En fait, brise-coeur n’est pas suffisant pour exprimer toute la souffrance que nous pouvions observer dans leur regard. Tout le monde avait les larmes aux yeux à ce moment-ci de la rencontre. 

Puis, quelques unes d’entre elles sont venues à l’avant afin de racontrer leur histoire. Encore une fois, nos cœur étaient en morceaux. Les larmes qui coulaient sur leurs joues et la souffrance qui se trouvait dans leur voix étaient indescriptibles. Certaines étaient si jeunes. C’était incroyable.

Toutefois, à partir de ce moment-là, quelque chose a changé. Plus fort que la souffrance, nous avons commencé à ressentir l’espoir. 

Elles ont commencé à nous raconter comment Bala Vikasa avait changé leur vie et leur avait apporté réconfort et espoir. Comment certaines ont recommencé à porter les bijoux traditionnels. Comment certaines ont recommencé à sentir qu’elles ont leur place dans la société. Comment certaines sont même retournées sur les bancs d’école (une, plus particulièrement, a même complèté une maîtrise en service social grâce à l’appui de Bala Vikasa.) Comment les enfants de certaines sont maintenant supportés dans leur éducation. Comment elles s’entraident maintenant les unes et les autres. 

Encore une fois, c’était inspirant. 

La discrimination vécue par les veuves en Inde n’est pas facile à enrayer puisque ces pensées sont ancrées dans la mentalité des gens depuis des décénnies. Toutefois, ce n’est pas parce que quelque chose est difficile à modifier que ça ne devrait pas l’être. Bala Vikasa en est un bon exemple. Changer la mentalité des gens pour le bien-être de tous ne se fait pas en claquant des doigts, mais ça demeure tout de même réalisable. 

Aucun être humain mérite de souffrir d’une telle discrimination. Nous avons tous le droit à la justice et à l’équité. Si vous y croyez réellement et que vous ouvrez vos horizons, eh bien même les plus grosses montagnes peuvent être gravies.

Nous avons besoin de gens qui prennent l’initative de changer les choses. Nous avons besoin de gens qui croient que ça ne devrait pas être rester ainsi. Nous avons besoin de gens qui en font leur cheval de bataille.

Mais c’est aussi un travail collectif de la part de tous et chacun qui habitent cette planète. Nous avons besoin que chaque individu prenne conscience que le changement se trouve en nous tous. Que le changement commence par une ouverture d’esprit et un changement d’attitude. Et ça, chers amis, nous pouvons tous le faire. Maintenant. 

Justice for everyone

I cannot believe how time is flying by. There is only one week left to my training and then I start exploring India on my own. I am still not quite sure about my next destination, but I know my options. For now though, I am trying to focus all of my energy on the experience I am currently living with Bala Vikasa. Everyday, I wake up grateful of being in India, doing this training and meeting so many amazing people. Every night, I go to bed thankful and with a big smile on my face. This is truly an incredible feeling.

For this article, I wanted to talk with you about the visit we did last week. Indeed, we visited a group of widows in another village to see and learn more about the widow program of Bala Vikasa. The program tries to promote empowerment for the women through counselling sessions, Neuro Linguistic Programming techniques, yoga and group meets. 

Now you may be wondering why the widows? As much as it may seem very surprising for us, discrimination of widows is a huge problem in India, especially in rural cities. I myself was very surprised about this issue as I wasn't aware of it before this training. Widows are socially marginalized because they are considered as “bad luck”. That said, they are often rejected from their society and neighbour. When a woman looses her husband, the family in-law will mostly reject her saying the death of their son was caused by her. Also, she will not be able to decorate herself with the Indian traditions (jewels and flowers, by example) because people don't consider she deserves to honour these. 

As a result, the women are afraid of getting out of their houses because it's considered bad luck to meet a widow in the streets. Their children are also uneducated and are asked to work to be able to earn an income. The suffering is huge. These women are not considered as human beings anymore. From Bala Vikasa’s survey, it is said that 29% of them try to commit suicide.

Imagine for a moment that you loose your husband (or wife), your beloved one and also probably the father of your children. Loosing him is enough pain, right? Well, imagine that to top that suffer, you also have to deal with everyone around you rejecting you. You aren't allowed to have the same rights as anyone else. Not allowed anymore to be part of your society. You have to see your children suffering too. You have to accept that people don't want to be around you as you represent back luck. 

It doesn't make any sense, right?

During our meeting with the women (around 100 of them), they were asked to close their eyes. Then, they were asked some questions which they had to answer by raising their hands or not. By example, they were asked to raise their hands if they had one child, then two children, then three children, etc. They were asked if their husband passed away less than one year ago, less than three years ago, etc. You get the idea. 

You wouldn't believe how many of them raised their hands when asked if their husband passed away because of alcoholism. 

You wouldn't believe how many of them raised their hands when asked if they were rejected by their in-laws.

But most of all, you wouldn't believe how many of them raised their hands when asked if they ever tried to commit suicide.

It was heartbreaking. Heartbreaking isn't even enough to express the suffer we could see in their eyes. Everyone had tears at that point. 

Then some women came at the front of the group to tell their story. Once again, my heart was in pieces. The cries and the suffer in their voice. Everything was so raw. Some of them were so young. It was unbelievable. 

But then, something amazing happened. Stronger than the suffering, we could hear hope.

They started to tell us how Bala Vikasa changed their life, how it gave them hope. How now some of them start wearing the Indian traditions again. How they are starting to be part of the society again. Some even went back to school. Specially, one even accomplished a master in social work because of the opportunity and the strength Bala Vikasa gave her. Their children are now supported in their education. They are now standing for each other. It was, once again, inspiring.

The problem of the widows in India is hard to change because it's part of the history, part of the mentality of people since decades and decades. It doesn't mean it's hard to change that it shouldn't be changed. Bala Vikasa is a good example of that. Changing the mentality of people and try to aware them isn't always a piece of cake. But it's possible. 

No human being should suffer for such a discrimination. We all deserve justice and equity. We all do. If you believe so and you open your mind to this idea, then changes are possible. 
We need people who decide to take the initiative to change it. We need people that believe it shouldn't be this way. We need people  that decide to stand for it. 

And we need individuals to open their mind and realize it all start within us. It all starts with a change of attitude. Which we can all do, starting now. 
 

lundi 19 septembre 2016

Water Program Pictures / Photos Programme de Purification de l'eau

English will follow*  


 J'ai finalement réussi à télécharger mes photos que je voulais publier avec mon dernier article concernant notre visite au Système de Purification de l'eau. Puisque j'en ai plusieurs, j'ai décidé de faire un article à part. En espérant que ces photos vous inspirent!   


 I finally got the chance to download my pictures of our visit to the Water Purification System (last article). Since I have a lot of pictures, I decided to write a different post. Hope you enjoy and feel inspired!  
Visiting one of the villages where we can find one of Bala Vikasa's Water Purification System.
Visite à l'un des villages où l'on y trouve un Système de Purification de l'eau de Bala Vikasa.
The ATW of the village (Water Anytime). 20 litters of potable water for 3 rupees.
Le ATW du village (ATW signifie Eau en tout temps). 20 litres d'eau potable pour 3 rupees.
The water committee standing in front of the Purification System. *Note that the donors are a married couple who asked donations as a wedding gift in order to build that system*
Le comité de l'eau photographié devant le système de purification d'eau. *Notez que ce système a été construit grâce aux dons d'un un couple marié qui, en guise de cadeau de noces, ont demandé à leurs invités de l'argent dans le but de construire ce système*
One dog in the village.
Un chien dans le village.
Poverty in the village.
Pauvreté observée dans le village.
ATW in the city of Warangal.
ATW dans la ville de Warangal.